Héritage historique ayant fait la célébrité de l’Espagne dans le monde entier, la corrida a connu une perte de vitesse depuis la seconde moitié du 20e siècle, mais la tauromachie a retrouvé ses lettres de noblesse, et les matadors les plus talentueux sont de véritables stars. Toutes les grandes villes ont leurs propres arènes, où les passions pour les jeux taurins se déchaînent.
Histoire et généralités de la corrida
Si certains historiens affirment que la corrida a pris ses sources dans les jeux de cirque romains, la majorité des Espagnols s’accordent sur le fait que cette tradition est l’héritage des jeux taurins pratiqués dans le Moyen-âge pour divertir la noblesse d’alors. C’est à partir du 16e siècle que la tauromachie est codifiée, mais c’est au début du 20e siècle que l’engouement pour le spectacle est le plus marqué, notamment entre 1910 et 1920 où l’on a scandé les noms de Jose Gomez Ortega, son rival Juan Belmonte ou encore Rafael González Madrid surnommé Machaquito.
Bien qu’elle se soit surtout fait connaître en Espagne, la corrida est également pratiquée dans le sud de la France et dans certains pays d’Amérique latine, notamment au Mexique. En Espagne, la corrida se déroule dans les arènes entre le mois de mars et le mois d’octobre. Parmi les arènes les plus connues d’Espagne figurent les arènes Las Vantas de Madrid, La Monumental de Barcelone ou encore La Maestranza de Séville. Les gradins des arènes sont divisés en trois catégories en Espagne, le Sol, exposé au soleil, le Sol Y Ombra, exposé au soleil, mais gagnant de l’ombre au fil de la corrida, et la Sombra qui est épargnée des rayons.
Les différentes phases de la corrida
La première phase d’une corrida est le sorteo, le tirage au sort qui répartit les taureaux entre les différents matadors. Cette phase se déroule généralement à midi. Ensuite, les taureaux sont séparés dans des cellules sombres. La corrida commence véritablement à la paseo, le défilé de tous les matadors et les autres participants qui prendront part à l’événement. La phase de combat commence à la lidia qui consiste à caper le taureau, à le commander, le freiner et à orienter ses charges. Après les passes de cape, les picadors entrent en scène. Les picadors sont les cavaliers qui ont pour rôle de piquer le taureau.
Après l’apparition des picadors et des premières piques, les banderilleros se chargent de planter les banderilles sur le dos du taureau. Les banderilles sont des bâtons d’une longueur de 80 cm arborant une couleur vive et équipées d’un harpon. Il arrive que le matador assume lui-même le rôle de banderillero. Le clou du spectacle est la mise à mort du taureau qui commence par la faena de muleta où le matador effectue des passes. La véritable mise à mort est l’estocade. Lors de cette estocade, le matador plante une épée pour faire tomber l’animal. Le coup fatal est asséné par le puntillero qui plante un poignard à lame courte à la base du crâne.

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